Le communisme. Et on peut remplacer le communisme par le capitalisme.
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J'entends derrière votre question que vous estimez qu'il y a un problème avec le capitalisme, et votre réaction en entendant ma réponse souligne que vous estimez qu'il y a un problème aussi avec le communisme. Alors que faire ? La monarchie ? “Dépassée !”, diront les uns. “Retournons-y !”, diront certains. Tous les systèmes seront plébiscités par divers groupes. Et c'est la réunion de ces groupes qui sera en mesure de trouver la réponse à votre question, que je vous invite donc à reformuler différemment, car ainsi vous ne posez pas la bonne question.
Je vois. Merci de le souligner, je m'en rends compte à présent. La question serait plutôt : quel serait le système de gouvernance idéal pour l'Humanité ?
Serait ? En utilisant une telle conjugaison orientée vers le futur, vous vous éloignez de la réponse. Je vous invite à formuler vos questions toujours au présent.
Quel est le système de gouvernance idéal ?
Voyez-vous la différence ?
Effectivement ! La question est bien plus puissante ainsi. Elle a plus d'impact. Je vois également que je m'y engage personnellement bien plus. Alors qu'avant cela pouvait rester de l'ordre d'une discussion de salon qui ne mène à rien. Merci du conseil !
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Donc, vous dites que c'est ensemble, unie, que l'Humanité trouvera la réponse ?
Oui. Quoi d'autre à répondre ici en considérant, en vérité, que chaque être humain est frère de l'autre, même si beaucoup ont encore du mal à l'accepter ? En testant divers systèmes de gouvernance à travers les siècles et les âges les hommes cherchent à trouver l'équilibre. Car tout est équilibre dans l'Univers. Pour trouver cet équilibre, il est nécessaire pour l'homme d'aller toucher différents extrêmes et ensuite de mesurer où se trouve l'équilibre, puis d'y aller pour y être enfin. Donc la réponse se trouve dans tous les systèmes de gouvernance qui ont été testés, pas uniquement à l'échelle d'une nation, mais également à l'échelle des entreprises et toutes organisations de toutes tailles, qui sont de nombreux terrains d'expérimentation de différentes gouvernances. Pour trouver la gouvernance idéale, il est donc nécessaire de se mettre tous ensemble autour de la table et de faire le tri de ce qui marche bien et de ce qui ne marche pas - trier le bon grain de l'ivraie - dans chaque système, capitaliste, communiste, monarchie, démocratie, etc. Puis de dessiner avec ce qui marche bien un nouveau système qui sera le bon. Tant que chacun reste coincé dans un dogme que seul “son” système est le bon, eh bien l'Humanité est incapable de trouver la solution. Les hommes continuent à se faire la guerre, que ce soit dans les hémicycles, dans les organisations, ou sur les champs de bataille. C'est la même guerre. Mais ceci est un autre sujet.
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Pour revenir à votre question, il y a une autre réponse à donner. C'est en arrêtant d'être égoïste que l'homme pourra ensuite s'affairer à chercher le meilleur système de gouvernance collective. Tant qu'il cultive l'égoïsme il ne sèmera que la discorde. Chacun porte en lui le système idéal, mais pour le découvrir il est nécessaire qu'il fasse son chemin personnel de maîtriser son orgueil, sa petite personne, son petit diable en lui. S'il ne le fait pas, alors il ne sera jamais satisfait, même dans une gouvernance dite idéale. Il ne pourra même pas voir qu'elle est idéale. Il restera un éternel insatisfait qui fera tout pour la détruire. Donc chercher le système collectif idéal avant de s'atteler à s'améliorer soi-même c'est mettre la charrue avant les bœufs. Par contre, si chacun fait son chemin personnel, le système idéal émergera naturellement, collectivement, au fur et à mesure de l'amélioration de chaque individu.
Je vois. Merci. Chacun porte donc une grande responsabilité individuellement ici.
Effectivement, et aussi une grande liberté.
Comment cela ?
Car l'une de va pas sans l'autre, la liberté est indissociable de la responsabilité. Ceux qui prennent leur responsabilité trouvent la liberté. Ceux qui ne souhaitent endosser aucune responsabilité restent enchaînés dans leur propre prison, tout en disant que c'est de la faute, la responsabilité de l'Autre, que l'Autre désigne un individu, un patron, un gouvernant, un chef, un collectif, voire “le système” tout entier. Tant que la majorité des hommes continue de jouer à ce petit jeu-là, les chaînes de chacun se renforcent mutuellement et la coercission générale ne fait qu'augmenter. Rejetant leur responsabilité, ils rejettent aussi leur liberté. Liberté de choix, liberté de proposer, liberté d'agir, liberté de créer, liberté d'expression... Chacun récolte ce qu'il sème. Ensuite les hommes se plaignent d'un système totalitaire. Certains même demandent à Dieu, depuis des lustres, de me renvoyer sur Terre pour résoudre ce problème, alors que ce sont eux-même qui l'ont créé. Ils se déchargent ainsi de leur propre responsabilité. Enfin, le pensent-ils, car il est impossible de se décharger véritablement de ses responsabilités. Elles nous rattrappent inévitablement un jour. D'autre part, ce n'est pas moi qui résoudrai leur problème, car c'est à chacun de corriger ses propres erreurs. Sinon ce serait rester en enfance, et ce n'est pas en restant enfant que l'on peut s'accomplir pleinement. Tous ceux qui attendent que ce soient les autres qui résolvent leurs propres problèmes se comportent comme des enfants qui attendent que leurs parents fassent tout pour eux. Il leur est plus facile de se plaindre, que faire l'effort de se lever et de marcher.