Suite à la lecture de Vous avez dit 5D ?, une nouvelle femme en Chemin spirituel partage aujourd'hui son témoignage, avec courage, force et humilité.
Voici donc son témoignage, tout aussi précieux que le précédent, qui illustre, par cet exemple vécu, authentique et personnel, ce que nous vous décrivons dans ce chapitre sur “le côté obscur”.
Ce témoignage est un acte volitif, qui démontre la Volonté de le Courage d'éclairer, avec sa propre Lumière, ses propres parties obscures afin de les dissoudre.
Nous invitons sans cesse à poser des actes volitifs, à témoigner, à faire des choix conscients, à être authentique, courageux, volontaire...
Si vous ne posez pas des actes, il ne se passera rien !
C'est cela une spiritualité vivante et incarnée !
Les conditions actuelles jusqu'au solstice sont extrêmement favorables pour le faire.
Alors, faites-le ! ou ne le faites pas...
Vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas.
Place au témoignage...
“Merci pour le témoignage publié, c'était très intéressant.
Quand j'ai lu “le côté obscur” l'année dernière, je vous avais dit que, je m'étais identifiée jusque dans les stades et les dimensions les plus basses, dans le rôle du pervers comme dans le rôle de la victime, et cela m'avait bien troublée !
Je suis reconnaissante d'être sortie de ces schémas et de cette boue.
Je ne me trouve aucun mérite ; ça s'est fait tout seul.
Je le raconte de façon dépassionnée. J'en garde de la honte, même si, en même temps, je sais aussi que je ne suis plus cette personne-là. À présent je peux la regarder avec distance et lui pardonner ses fautes (le boulot n'est pas terminé).
J'ai déjà pu évoquer avec mes enfants cet aspect de ma vie et mon comportement plus que “léger” - sans pour autant avoir besoin des détails.
Manque d'amour :
Je suis née dans une famille très religieuse, et dysfonctionnelle où les hommes sont absents (décédés ou ailleurs) et où chaque jour amenait de nouveaux drames et conflits.
Depuis la petite enfance et l'école maternelle, je sais pas pourquoi, je m'inquiétais beaucoup qu'on ne m'aime pas, que je ne trouve pas de copain ou de mari, de ne pas avoir d'enfants, de finir vieille fille comme la cousine du grand-père, ou la voisine. Je pensais souvent que personne ne pourrait vraiment m'aimer et encore moins si j'étais moche, comme je le croyais.
Adolescents :
Manque terrible de confiance en moi, je vivais dans une grande tension.
J'ai plongé dans l'anorexie pour respecter des critères de beauté, j'ai commencé à fumer et à adopter des comportements risqués et à sortir avec des gars tout aussi “verts” mais qui me donnaient un sentiment de sécurité.
C'est là que j'ai commencé à mentir et à manipuler (ma mère, ma grand-mère, ...) pour pouvoir fumer et sortir avec mon copain. Je ruais dans les brancards, me rebellais contre la religion et ma famille stricte. Je prenais exemple sur la violence et la mauvaise foi de ma mère, j'en jouais intelligemment pour les prendre à leurs propres pièges.
Survie :
J'ai souvent joué la victime pour me sortir des situations délicates, ou pour éviter d'assumer mes erreurs ou mes mensonges. Dans ma mauvaise foi, je trouvais cela légitime, pensant que tout le monde fonctionnait ainsi.
J'ai aussi joué la victime pour donner une bonne image de moi, j'ai mis en avant les fautes et défauts des autres pour occulter mes propres fautes et défauts, j'ai appris à dissimuler et mis en place des stratégies pour arriver à mes fins.
Charme et séduction :
C'est vis-à-vis des hommes que j'ai été le plus allumeuse, le reste est quasi anecdotique. J'ai accumulé les amants. Pas pour le sexe (ça n'allait même pas forcément jusque là), ni même pour en obtenir des avantages ni de l'argent mais, simplement pour m'en faire aimer.
C'était compulsif. J'ai allumé les mecs sans compter, tout en me culpabilisant en même temps à cause de la religion + la souffrance émotionnelle que je causais (y compris à moi-même, car une vie comme ça implique aussi qu'on “tombe amoureux” et qu'on doive rompre plusieurs fois par an).
Parce que, bien entendu, à chaque fois, je m'imaginais être amoureuse et que “ça y était ! que c'était le grand amour !” J'y croyais, quelques heures, jours, au mieux quelques années.
J'avais un sentiment de honte et un dégoût de moi-même, un déchirement constant... Il y a eu des périodes avec des anti-dépresseurs, des neuroleptiques et des somnifères... de l'auto-mutilation et re-anorexie... Ça me semblait comme une fatalité, ou bien une forme de possession démoniaque, j'en voyais pas la fin. En tout cas, c'était une grande souffrance.
Exemple de comportement pervers : quand j'entrais dans une pièce, je balayais du regard pour voir qui je pourrais bien accrocher, comme un vrai prédateur qui analyse les proies avant d'attaquer. Probablement similaire à l'adrénaline du chasseur quand il se met à suivre un perdreau... Jusqu'à ce que je me prenne à mon propre jeu.
Cette compulsion a cessé lorsque j'ai vécu avec mon dernier compagnon. Il était vraiment “super extra vert” et, en l'observant, j'ai pu identifier certains de mes propres comportements, ou des comportements que j'avais observés chez d'autres personnes. Grâce à lui, j'ai pu commencer à réfléchir sérieusement à tout cela et à connecter les points.
Je l'ai quitté quelques années plus tard et c'était la première fois depuis que j'ai 14 ans, que je ne quittais pas un gars pour aller avec un autre gars, mais, pour continuer mon chemin à moi toute seule.
Depuis mes 14 ans, je ne me souviens pas avoir été célibataire ou seule, même pas un seul jour, peut-être même pas une seule heure.
Attraction et emprise :
Je me suis totalement comportée en vampire boulimique, usant de mon magnétisme sensuel/sexuel pour attirer les hommes, car il me fallait absolument leur amour, pour donner du sens à ma vie, dans une sorte de boulimie.
J'ai souvent été surprise de la facilité avec laquelle on arrivait à ses fins (pas sous la couette, mais, plutôt la déclaration d'amour, voire la demande en mariage, comme un trophée : “Ça y est ! Le gars se déclare ! On a franchi la ligne d'arrivée mesdames et messieurs !!”) et, à chaque fois, je me disais : “C'est peut-être le gars qui va combler tous mes vides, réparer toutes mes blessures et insécurités, et on va rester ensemble pour toujours.” Mais le cycle n'en finissait pas.
Créativité :
J'espère avoir de la vraie créativité, apporter quelque chose d'authentique. Au fond, je n'ai rien inventé non plus et m'inspire de ce que d'autres ont déjà fait ou enseigné.
Mensonge :
Non seulement pour dissimuler les coups de canifs dans les contrats, ou mes troubles alimentaires ou mes bizarreries, mais aussi pour manipuler.
Depuis que je me questionne sur le thème de la Vérité, je me rends compte que c'est une attention quotidienne constante à avoir car un “petit mensonge” est vite passé, comme un réflexe, que ce soit pour se justifier d'un retard (pour ne pas avouer une panne de réveil) ou une autre bêtise. Après on se mord les lèvres ou le clavier.
Du coup, on se retrouve à parler de moins en moins, pour ne pas risquer de mentir ou manipuler ou trahir, ou commérer ou autre. Quand je parle, je fais de plus en plus attention à ce que ça soit bien la vérité. Quand je parle trop vite sans réfléchir, et que je me rends compte que ce que je dis est manipulateur ou ambigu, je prend soin de clarifier au plus vite si je le peux encore.
Genre de mensonge “automatique” que je faisais dans le passé : blâmer le transporteur ou la douane, pour un retard de livraison qui m'était imputable.
“Tout le monde fait ça ! Même le client il trouve quelqu'un à blâmer quand il a un problème !” (Aaah ! Ça va alors, tout est normal !? ... Pourtant c'est ce qui se passe !)
Dernier gros mensonge : pour des raisons religieuses et pour éviter les questions et les jugements, j'ai caché à ma grand-mère que je vivais en couple (jusqu'à sa mort elle pensait que je vivais seule) car elle aurait été très contrariée que je “vive dans le péché”. Et, à présent, je le regrette.
Amalgames :
J'ai appris cela dans ma propre famille, avec autant de mauvaise foi qu'il faut. L'important c'est d'y aller au culot en simulant la plus grande sincérité. Le raisonnement foireux avec l'air idiot, pour me poser en victime comme une vraie drama-queen.
Cela offre un grand pouvoir de persuasion car très culpabilisant pour l'autre.
J'ai utilisé cela avec une de mes relations en particulier. Le malheureux, je l'ai fait tourner chèvre ! Puis j'ai invoqué plein d'excuses bidon pour me dédouaner du fait que j'avais été voir ailleurs et que je voulais rompre. Il s'accrochait. Bref, le vaudeville.
Dans le même moment, j'étais dans une anxiété et une souffrance indescriptible (la peur du vide et la culpabilité, entre autres) il m'a fallu des années, pour guérir de cette relation, le pauvre homme a bien morflé lui aussi.
Distorsion de la réalité:
Évidemment j'ai fonctionné de cette façon pendant de nombreuses années, et je me consolais de la misère que je créais en me disant qu'il y avait des gens qui devaient être bien pires que moi, et qui mentaient tout autant que moi.
Cependant, il faut dire que mon expérience des autres semblait souvent me donner raison et, le plus souvent, ces “autres” ne semblaient même pas souffrir ce que, moi-même, je souffrais, en matière de culpabilité et de questions sans réponses.
Les “autres”, semblaient plutôt contents de mentir, ou de voler, ou d'embobiner leur prochain, c'était pas si grave, ça semblait leur donner satisfaction. Certains s'en vantaient en ricanant ou en parlaient en les exagérant comme les pêcheurs se vantent de leurs belles prises.
À moi, parfois ça prenait parfois des années pour “oublier” la culpabilité liée à mes infidélités et mes mensonges... ou les combines pas toujours belles au boulot.
Désirabilité :
Je faisais ce qu'il fallait pour sortir du lot et attirer l'attention, et mon physique m'y aidait.
Au lit :
Tout à fait standard (je crois), en tout cas pas de déviance et plein de tendresse, mais avec un goût de victoire et de conquête.
Je t'aime, je te quitte... Retiens moi ! :
Je l'ai subi et fait subir pendant une partie de ma vie. J'ai vécu cela dans ma famille (ce petit jeu s'est joué entre ma mère et ma grand-mère, menaces et tentatives de suicide foireuses etc.).
Après, mon premier petit ami s'est également comporté de cette façon avec moi et dans ma distorsion, je pensais que c'était normal et que tout le monde se comportait comme cela.
Abandon :
L'idée de l'abandon était mon pire cauchemar, c'est pour cette raison que j'entretenais quasi un harem autour de moi ! Un de perdu dix de retrouvés ! Je ne parvenais à me définir et à exister, qu'à travers le regard des hommes. L'idée d'un abandon était absolument terrible, ça voulait dire que j'étais pas à la hauteur, que je ne méritais pas l'affection ou l'amour.
Je me suis parfois fait abandonner (grand drame et déchirement intérieur !!) mais, c'est moi qui quittais le plus souvent. Comme un chat qui se lasse de sa proie et qui va en chasser une autre car il y avait encore une longue liste à parcourir !
Cela me faisait vraiment beaucoup de peine de devoir rompre ou mettre de la distance, car, forcément, j'avais aussi beaucoup d'affection et d'amitié pour ces gars. J'aimais probablement surtout l'image qu'ils me renvoyaient de moi, mais je ne voulais vraiment pas leur causer de peine.
En fait, la plupart du temps, je m'imaginais que le gars suivant ça serait enfin le bon, qu'il allait me faire éprouver une sorte d'épiphanie, de fusion éternelle, d'amour inconditionnel, et qu'enfin tout allait s'équilibrer et mes errances allaient s'arrêter.
Dépendance affective :
Les hommes avec qui j'ai vécu, je les gardais dans une forme de dépendance principalement en les infantilisant. Je me comportais comme ma grand-mère, à materner, à préparer des bons plats, leur dessert préféré, à avoir toujours un sparadrap en poche pour soulager leurs bobos, à leur amener leur bière et des snacks dans le canapé quand ils regardent le foot, à jamais leur prendre la tête autant que possible, et toujours dispo sous la couette.
C'était d'autant plus facile que çhouchouter fait partie de ma nature, c'était avec plaisir. C'était aussi ma façon de démontrer : “Est-ce que je ne suis pas la femme idéale ? Qu'est-ce que tu ferais sans moi ? Qui d'autre va être aux petits soins comme ça ?”
Peut-être aussi que cela soulageait la culpabilité de mes mensonges. Car, malgré ma bonne volonté, mes espoirs et mes efforts pour rester fidèle et le moins malhonnête possible, l'instinct de chasseur vampire revenait comme une compulsion.
Instinct très développé :
Il y a un flair pour détecter et décider de qui on va conquérir, comme un radar.
Tester leurs limites :
Au fur et à mesure qu'on prend confiance, une sorte d'accoutumance se crée, l'insécurité se repointe et, donc, il faut vampiriser des “doses” plus élevées, et on va dans la provocation. On hameçonne un gars de plus et on l'inclut dans un planning pourtant déjà bien chargé.
Compétition :
J'ai de été en compétition. Tout d'abord avec les autres femmes de facto (logique...) et ensuite, et surtout, dans le boulot, avec une culture “corporate” froide et métallique, où il y a des concurrents à battre, des collègues ou des managers à surpasser et des marchés à gagner. En même temps, le “jeu” ne serait pas intéressant, si on ne jouait pas pour gagner quelque chose (l'admiration du patron en particulier). On joue, pour battre, et pour gagner, pas vrai ?
J'ai eu cet état d'esprit au boulot particulièrement, mais aussi à l'école où il m'importait d'être la première ou au moins parmi les premiers de la classe sinon ma mère m'aurait sacrément sonné les cloches !
Je me souviens dans la cour de récréation de l'école primaire, un jour où deux filles se moquaient de moi à cause de mes vêtements ou je ne sais quelle raison, je leur ai rétorqué tranquillement qu'au moins, moi, je n'avais jamais redoublé une année scolaire, et que j'avais les meilleures notes de la classe ! Tandis qu'elles, si bêtes, avaient déjà redoublé et étaient pourtant encore toujours au fond de la classe... Ça les avait sonné tout de suite ! Et l'instit qui avait entendu l'échange, m'a ensuite dit que ça ne se faisait pas de dire des choses comme ça. Je me souviens très bien que je l'avais senti aussi, au moment où je le disais, que j'aurais pas dû... (j'ai pensé : c'est pas leur faute.)
Je me faisais récemment la réflexion que cet esprit de compétition me manquait à présent totalement et que c'était un des gros grains dans l'engrenage par rapport à mon boulot.
Exemple récent : pendant tout un temps, j'ai utilisé une application pour entretenir mes langues. Il y a plein d'incitations à utiliser l'application dont... des compétitions entre les utilisateurs et un classement final, un score. Hé bien j'avais fini par utiliser cette application, non pour l'apprentissage, mais pour figurer dans le top 3 ! Et si possible, en tête. J'avais identifié mes concurrents les plus dangereux et à quelles heures ils “jouaient” et je “jouais” en fonction pour les dépasser dans la dernière ligne droite. Après des mois de cet esclavage j'ai fini par désinstaller l'app.
Toujours plus haut:
En effet c'est un besoin d'expansion, de se faire une place, d'occuper l'espace, d'aller plus haut. Ca flatte l'ego et c'est rassurant de se dire qu'on peut y arriver, d'autant plus qu'on se sent rempli de l'énergie pour le faire. En plus, quand on a joué au vampire et qu'on a un shot d'énergie fraîche, on se sent pousser des ailes !
Tout est un investissement :
Je me démenais et investissais, mais plutôt pour obtenir de l'amour, de l'attention, de la reconnaissance, me rassurer, renforcer mon ego... même si ma relation avec le gars ne “servait” à aucun but strictement “matériel” ni “social”.
C'était de la prostitution énergétique, sans doute.
Radin :
Pas du tout. Au contraire, peut-être même un peu plus généreuse que les standards habituels. Je dépense volontiers des heures ou des fortunes pour les gens.
Loyauté ? ... :
Même si j'étais “polygame” j'entendais que mes amants, eux, me soient fidèles !
Aucun d'entre eux n'était marié ou en couple d'ailleurs, je voulais être l'unique centre de l'attention ! En prime, je me permettais de fouiller leurs mails en cachette pour vérifier que je n'avais pas de concurrentes, et je faisais des crises de jalousie si j'en trouvais ou si j'avais des soupçons !
Lorsque je pensais à toute cette situation, et que je me demandais ce que j'allais devenir si cette boulimie s'éternisait... (à part envisager la construction d'un building de 12 étages pour y abriter un harem) ... alors, je me culpabilisais beaucoup.
Rabat-joie :
À plusieurs reprises, j'ai fait des insinuations ou moqueries pour dénigrer quelque chose dont j'étais jalouse ou que je ne pouvais contrôler, ou des gens qui me faisaient de l'ombre.
Manque de confiance et défiance :
J'ai du mal à analyser ce thème car je pense que j'ai naturellement accordé ma confiance aux gens, dans tous les domaines.
J'ai pris des gros deals et investi, sur une poignée de main ou sur un coup de fil. Je fais volontiers crédit, et même dans mes relations amoureuses ou amicales j'ai souvent eu confiance d'emblée. Je tends à croire ce qu'on me dit, me suis parfois fait rouler également...
Cependant j'ai rarement eu confiance en moi-même. Je m'appuyais beaucoup sur les autres et sur l'image qu'ils me renvoyaient de moi.
Bloqué par sa fierté :
Les traumas m'ont bien sabotée pendant des années. J'ai oscillé longtemps entre sentiments de honte et sentiments de fierté. Quand je me sentais fière, c'était quand j'avais l'approbation, l'admiration ou l'amour de mes maris, amants, patron(ne)s, collègues... Mais, entre ma culpabilité, mon sentiment d'impuissance et l'absurdité de tout ça, j'ai vite arrêté de me prendre trop au sérieux dans le rôle du coq qui pavane, même dans son rôle de la pauvre victime.
J'avais beaucoup de mal à recevoir un quelconque compliment (sur mon travail ou autre) car j'étais hantée par le syndrome de l'imposteur. J'aurais voulu pouvoir répondre aux gens : “Mais je ne mérite pas vos compliments ! Je suis une serial-lover complètement mytho et névrosée, et un vampire énergétique ! J'ai déjà trahi à peu près tout le monde !” Et j'évitais donc l'amitié des gens en général, pour ne pas les décevoir, et qu'ils m'abandonnent.
Rigidité :
J'ai fait preuve de rigidité dans l'éducation de mon fils (avec les principes religieux) et on appliquait d'autres règles baroques relevant de la tradition, telles que : “On va au temple puis on visite la grand-mère le dimanche” (qu'il vente qu'il neige ou qu'il y ait un tremblement de terre).
Respect ? Non obéissance ! :
J'ai en effet demandé à mes enfants d'obéir à des règles stupides, parce que c'est comme ça, et on ne discute pas !
Insécurité permanente :
J'ai souvent imaginé les scénarios catastrophes et extrapolé des plans B, C, D... Je ne le fais plus car je me trouve beaucoup mieux dans l'instant présent.
Parfois il y a des rechutes, comme lorsque récemment j'ai demandé à ma fille de m'envoyer un texto pour me rassurer quand je suis loin de chez et qu'elle rentre seule tard le soir.
Contradiction permanente et Injonctions paradoxales :
Cela m'arrivait souvent de tenir un discours différent ou adapté à chaque interlocuteur ou à chaque relation, comme un écran de fumée ou des réalités parallèles. Bref, jouer un rôle, dérouler un script.
Toujours une porte de sortie :
Evidemment ! Il m'en fallait même plus d'une, dans la mesure où je trahissais tout le monde, et vivait dans le mensonge.
Pas de contrat clair :
J'en étais spécialiste ! Il faut dire que les choses n'étaient pas non plus très claires dans ma propre tête, tout était opportunisme et improvisation, survie. Je restais toujours dans le plus grand flou artistique avec mes relations, pour justement ménager les portes de sorties, avec la mauvaise foi de rigueur dans ces situations malsaines.
Ellipses, hyperboles et écrans de fumée :
Il en fallait également, si un mari ou un amant posait trop de questions.
J'ai donc moi-même gaslighté mes partenaires.
Culpabilité insupportable :
Les mensonges et la mauvaise foi ça pèse ! On peut mentir aux autres mais c'est plus difficile de se mentir à soi-même et à Dieu...
Devant la noirceur, il faut bien rejeter le blâme sur les autres, la famille, le mari, le patron, les collègues... On se trouve des justifications, on se fait passer pour la victime, et on se fait des scénarios bidons pour compenser. Il y a de quoi douter de la réalité pour de bon, à se demander qui on est vraiment !
Je ne pensais pas que la cause de mes souffrances était à l'intérieur de moi-même, et lorsque l'idée m'effleurait, je pensais aussi que ça ne pouvait être que sous forme d'une malédiction, ou un handicap, voire le démon lui-même, puisque, quoi que je fasse, on aurait dit que j'y pouvais rien. J'ai vu 5 ou 6 psys, des prêtres, etc., pour sortir de cet enfer. Je pensais jamais pouvoir m'en libérer ! Pourtant, à présent, c'est parti tout seul depuis plusieurs années...
Induction de poison :
J'ai souvent dit des choses blessantes au cours de disputes en particulier, d'une manière ou d'une autre. Le but était d'offenser et de blesser, de provoquer. Et je savais y aller fort.
L'inverse de ce qu'il dit est souvent vrai :
J'ai souvent repéré ce comportement chez les autres, mais je n'ai pas d'exemple ou de souvenir où je l'ai moi-même eu.
Sur les nerfs :
J'étais sur les nerfs pour plein de raisons. J'avais la tête pleine d'illusions et de frustrations. De plus, il me fallait veiller à ce que mon équilibre instable et mensonger ne s'écroule pas. Ça use !
Il m'est arrivé de jouer avec les nerfs des gens, surtout quand les choses n'allaient pas comme je voulais. J'ai joué la provoc pas mal de fois, comme un punching ball ou une cocotte minute qui libère sa vapeur, et j'ai eu de la grâce de n'avoir pas dû subir de trop lourdes conséquences.
Diffamation :
J'ai diffamé et trahi ! J'ai rapporté des ragots et exposé des situations scabreuses.
Par exemple, il m'est arrivé de dire du mal de mes fournisseurs et de mes compagnons, et aussi de ma famille, juste pour me valoriser moi.
Conclusion :
Je ne me souviens pas avoir fait un effort particulier pour sortir de ces comportements verts (les thérapies et soutiens spirituels n'ayant pas fonctionné je tournais en rond). Je me sentais prisonnière de ce cycle et ne voyais pas d'issue. Pour cette raison je ne m'attribue vraiment aucun mérite dans mon évolution, car je me sens plutôt comme si j'avais reçu une grâce.
J'ai cherché à comprendre, les facteurs objectifs ou subjectifs qui auraient pu influencer le changement tels que ceux-ci :
Après avoir écrit tout cela, j'en suis où ?
Je suis célibataire et ça me convient bien : c'est la première fois de ma vie que je vis avec moi-même. Je ne suis plus désespérée. Je ne cherche absolument plus de proie à vampiriser.
Je ne drague plus personne et je mets des limites si je sens qu'un gars commence à s'emballer.
J'attends en effet quelque chose d'élevé et de stable, avec quelqu'un qui me ressemble et qui me complète - pas le(s) premier(s) venu(s) !
J'attendrai que ça se produise (ou pas) dans la sérénité, sans aucun esprit de conquête ni de vampirisation. Je pense que je saurai que c'est lui parce qu'il n'y aura justement, aucune séduction ni manipulation d'aucune sorte, d'aucun d'entre nous.
Qu'est-ce que cet exercice m'a permis d'atteindre / de réaliser / de prendre conscience ?
Qu'est-ce que je vois là, ici et maintenant, et devant moi ?
J'avais déjà commencé à réfléchir à tout ça il y a quelques années, en observant mon compagnon “super-vert” de l'époque, et en reliant les points. J'ai ressenti la nécessité de m'élever au-dessus de cette période de ma vie qui est comme une tache gluante et de me pardonner. Ce que je vous ai raconté n'est qu'un tout petit résumé, il y en aurait des choses à dire ! Mettre cela par écrit, permet de me rendre compte de la différence entre maintenant et avant, et à renforcer ma foi. Cela permet également de conclure un chapitre avec encore plus de conviction et à détecter les réflexes “verts” qui me restent... en attendant la suite...”
...
Merci à toi pour t'être exprimée à ton tour. Mille mercis !
Mais merci pour qui ? Merci pour quoi ?
Aux autres qui lisent en silence ces témoignages, vous êtes-vous demandé pourquoi nous vous invitons à témoigner à votre tour ainsi ?
Croyez-vous que nous en avons quelque chose à faire, nous, de vos témoignages ?
Pensez-vous que c'est pour faire de l'audience sur notre site ? Il n'y a pas de pub ici, vous en êtes-vous rendu compte ? Et ce n'est pas pour notre gloire égotique, car nous ne nous affichons point nous-mêmes. Alors qu'il y ait 1, 10, 100 ou 1000 lecteurs, cela ne changera pas notre vie.
Pourquoi les publions-nous donc sur notre site ?
Dans la spiritualité il y a deux sortes de personnes : ceux qui bossent et ceux qui font du tourisme.
Ici, nous vous proposons de bosser.
Nous proposons, vous disposez.
Il y a des portes, des alignements de planètes, des soutiens énergétiques, des mises en Lumière, régulièrement, pour accompagner ce mouvement de nettoyage intérieur. Mais il ne se fait pas tout seul sans rien faire.
Alors, à qui le tour ? Qui sera le prochain à oser faire cet effort introspectif de prendre tous les chapitres du “côté obscur” et de témoigner à son tour, de mettre en Lumière ainsi ses propres noirceurs ?
Vous pouvez agir, et vous verrez bien ce qui se passe pour vous.
Vous pouvez aussi rester en silence, et vous verrez bien ce qui se passe pour vous.

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